Sommes-nous tous égaux face au cancer ?
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Des cancers qui ne touchent pas tout le monde de la même façon
Notre lieu de vie, notre métier, notre niveau de revenus, notre accès à la prévention ou encore au dépistage influencent davantage notre santé qu’on ne l’imagine.
C’est ce que montre cette étude de la DREES. Les personnes aux revenus les plus modestes développent plus souvent certains cancers, comme le cancer du poumon ou le cancer colorectal. À l’inverse, les cancers du sein et de la prostate sont plus fréquemment diagnostiqués chez les personnes les plus favorisées.
Pourquoi ces différences ? Parce que nous ne sommes pas tous exposés aux mêmes facteurs de risque. Parce que nous n’avons pas tous le même accès à la prévention, au dépistage ou aux soins. Et parce que nos conditions de vie influencent aussi notre santé.
Autrement dit, le cancer ne choisit pas selon les revenus. Mais les inégalités sociales, elles, influencent bel et bien le risque de développer certains cancers… et les chances de les détecter suffisamment tôt.
1,7 de risque supplémentaire
pour les 10 % des personnes les plus modestes, de développer un cancer de mauvais pronostic par rapport aux 10 % les plus aisées.
Des cancers plus graves et diagnostiqués plus tard
Les personnes les plus modestes développent plus souvent des cancers de mauvais pronostic, c’est-à-dire des cancers plus agressifs ou découverts à un stade plus avancé.
Pourquoi ?
Parce qu’il n’est pas toujours simple de consulter rapidement. Parce que l’on ne connaît pas forcément les signes d’alerte. Parce que les conditions de vie, le travail ou les difficultés du quotidien repoussent parfois la santé au second plan.
Autrement dit, les inégalités sociales ne concernent pas seulement le risque de développer un cancer. Elles influencent aussi les chances de le détecter rapidement et, par conséquent, les perspectives de traitement.
Pourquoi est-ce important ?
Quand on parle de recherche contre le cancer, on pense souvent à de nouveaux médicaments.
Mais comprendre qui est touché, pourquoi et dans quelles conditions est tout aussi essentiel.
Car c’est en mettant en lumière ces inégalités que l’on peut imaginer des campagnes de prévention plus efficaces, améliorer l’accès au dépistage ou adapter les politiques de santé.
En somme, la recherche ne soigne pas seulement les cancers. Elle aide aussi à mieux protéger celles et ceux qui risquent le plus d’y être confrontés.
Cette étude pose une question essentielle : qui participe à la recherche ?
Pour comprendre les réalités vécues par l’ensemble de la population, il est indispensable que les participants reflètent cette diversité. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles nous cherchons sans cesse à aller à la rencontre de nouveaux publics et à lever les freins à la participation. Comme nous le faisons par exemple avec Voisin Malin.
Parce que faire avancer la recherche, c’est aussi veiller à ce qu’elle représente toutes les expériences, tous les parcours de vie… et toutes les réalités sociales.
Aller plus loin
Lire l’étude de la DREES Incidence des cancers : les personnes modestes développent plus souvent des formes graves, diagnostiquées plus tardivement est disponible sur le site de la DREES.
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