Caroline importante !

Caroline, 42 ans, mariée avec 1 enfant.

Je suis souriante, pleine de vie, « à ma façon » :)

Je suis actuellement fière de dire que je suis en rémission d'un cancer du sein triple négatif, détecté en septembre 2024, dans un contexte de lignée familiale fortement marquée par la maladie et mes incidents de parcours cancéreux peu communs (18 mois au total).

Je m'attendais â être touchée un jour par ce craby mais pas si tôt.

Quand je dis lignée familiale :
• arrière-grand-mère maternelle,
• grand-mère paternelle,
• tante paternelle (à 47 ans - décédée),
• ma maman (cancer du sein triple négatif : 63 ans - rémission et 73 ans - rémission),
• ma sœur (cancer du sein inflammatoire - 44 ans - décédée).

Sur le papier, on pourrait penser à un beau gène BRCA, et bah d'après les études onco-génétiques, même pas, ah ah ah...

Je connais donc le parcours en tant que personnel hospitalier (administratif), aidante et aujourd'hui en tant que patiente, et je peux dire que chacun est différent.

Mon parcours cancer du sein triple négatif :
• la chimio combinée avec l'immunothérapie,
• la mastectomie (sein gauche - pas de reconstruction à ce jour),
• la radiothérapie,
• l'immunothérapie de consolidation.

Ce parcours a été marqué par :
• un passage par la case hépatite médicamenteuse due au carboplatine (produit de chimio),
• un passage par la case hématologie : lors de mon immunothérapie de consolidation, j'ai développé une toxicité au Pembrolizumab créant une érythroblastopénie (oui, je pète ma science). Mon corps avait fini par produire des anticorps contre mes globules rouges et, du coup, je les détruisais. Mon hémoglobine a fini dans les chaussettes, au point d'engager mon pronostic vital. C'est un cas « rare » : nous sommes seulement 2 en France et 50 dans le monde. Comment je me sens trop importante d'un coup (humour).

Ma rémission de tout cela m'a été annoncée le 29/05/2029 !!
Je suis donc dans la phase dite « de l'après-cancer », avec son lot de questions sur soi-même (encore), la gestion du corps et des effets secondaires, la reprise du travail et les suites de vie que l'on veut donner après cette épreuve.

Au cours de mes recherches, j'ai découvert Seintinelle via l'étude après-cancer.
J'ai souhaité y participer car je trouve que la société ne pense pas et n'accompagne pas assez cette phase dite « de l'après », que nous sommes peu compris par l'entourage perso et pro.